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[i553] DE LA VILLE DE PARIS. 143
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Les Filles pénitentes W.
Les Enffans de la Trinité'2'. \
Les Enffans Rouges <3> .... j
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l'ostcl Sainct Denis,
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maisons
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l'ostel de Laon.
de Vendosme 's' : la court de Rouen.
de Lorraine '9' :
l'ostel de Reins,
Clugny,
Fescamp,
les colleiges de Clugny, Marmoustier.
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Le Sainct Esprit ^'...... > ,•■,,.
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Lt autres lieux piteux...... /
Mess" les Cardinaulx de Bourbon '7' : l'ostel de Sens,
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(!) "Les Filles Pénitentes» ou "Repenties»: cette communauté fut instituée en i4g6 par le cordelier Jean Tisseran. En 1499, Louis XII les établit dans l'hôtel de Bohème dit aussi d'Orléans, proche de l'église Saint-Eustache, à l'endroit où s'éleva depuis l'hôtel de Soissons (aujourd'hui Halle au Blé). En 1572, Catherine de Médicis Jes transféra rue Saint-Denys, dans l'abbaye Saint-Magloire, dont les religieux allèrent occuper les bâtiments de l'hôpital Saint-Jacques-du-Haut-Pas, actuellement l'Institut des Sourds-Muets.
O "Les Enffans de la Trinité» : prieuré de l'ordre des Prémontrés, fondé rue Saint-Denys, en 1202, par dçux frères seigneurs de Garlande. C'est dans cet hôpital que se rassemblaient les Confrères de la Passion pour y représenter leurs s moralités». En 1544, la salle affectée à ces assemblées fut consacrée à l'Institution des Enfants pauvres et orphelins, dits Enfants de la Trinité (Sauvai,-Antiquités de Paris, t. I, p. 5gU).
(3) -Les Enffans rouges n : hôpital fondé en 1535 par François Ier et sa sœur Marguerite de Valois, pour les enfants "lirez de l'IIostel-Dieu de Paris». Cette maison, sur l'emplacement de laquelle s'élève un marché dit des -Enfants Rouges», a laissé son nom à l'un des quartiers du 111e arrondissement municipal de Paris, ainsi qu'à une rue qui est devenue récemment le tronçon septentrional de la rue des Archives.
(4> «Le Sainct-Esprit» : hôpital du Saint-Esprit en Grève, fondé en i362 pour recueillir des orphelins; il formait avec ses dépendances un carré limité à l'ouest par la place de Grève, à l'est par la rue des Vieilles-Garnisons, au nord par la rue de la Tixeranderie, au sud parle corps de logis septentrional de l'Hôtel-de-Ville nouvellement édifié, auquel il accédait par un passage dit du Saint-Esprit. — L'article ci-dessus XVIII donne quelques détails intéressants pour la topographie des "piliers et du pavé de la Grève» appartenant audit hôpital du Saint-Esprit.
<-> a Les Quinze-Vingts » : hospice fondé par saint Louis pour les «povres aveugles», était situé entre les rues Saint-Honoré au nord, Saint-Thomas du Louvre à l'est, et s'étendait au sud dans la direction de la place actuelle du Carrousel (Topographie historique du vieux Paris, t. 1, p. 61 et suiv.).
(°) La mention inscrite en accolade ne se lit qu'au Registre B.
C Le cardinal de Bourbon»:Louis (1493-1556), quatrième fils deFrançois de Bourbon, comte puis duc de Vendôme; évêque de Laon (151 o), archevêque de Sens (1535), abbé de Saint-Denys (1541),créé cardinal en i5i6, légat en Savoye, lieutenant général du Roi pour Paris et l'Ile-de-France; voir en outre page 124 note 4. — "L'ostel de Sens», résidence du métropolitain de la province ecclésiastique dont Paris dépendait alors, existe encore à l'angle des rues du Figuier et de l'Hôtel-de-Ville. — «L'ostel Sainct Denis», résidence de l'abbé, fut construit vers 1 265 par Mathieu de Vendôme; il était situé près de la porte de Bucy, entre la rue des Grands-Augustins et l'hôtel de Nesles, auquel il attenait par ses jardins. Il fut vendu et démoli en i5g5; une partie de son emplacement est traversée par la rue Dauphine. — «L'ostel de Laon», résidence de l'évêque, était situé derrière les Grands-Augustins, entre la rue Pavée-Saint-André (aujourd'hui rue Séguier) ct l'hôtel d'Hercule (ci-dessous page 148 note 2). Cette demeure échangea son nom (1562) en celui de Nemours, et c'est sur son emplacement que fut ouverte lame de Savoye (1672); sur ces deux dernières dénominations, voir la note 8 de la page 90.
(8) "Le cardinal de Vendosme» : Charles de Bourbon-Vendôme (i523-i5qo), évêque de Nevers, de Saintes, de Beauvais, archevêque de Rouen, abbé de Saint-Denys et de plusieurs autres abbayes, créé cardinal en 1548. — "La Court de Rouen», résidence de l'archevêque de Rouen, occupait le vaste emplacement compris aujourd'hui entre la rue du Paon (plus tard rue Larrey, et supprimée lors du percement du boulevard Saint-Germain), le cul-de-sac de Rouen (improprement orthographié «de Rohan»), ot la rue du Jardinet; cette résidence était ainsi adossée à l'enceinte de la ville.
C) «Le cardinal de Lorraine» : Charles de Lorraine-Guise (voir page 19 note 5). Né à Joinville le 17 février i524, mort à Avignon le 26 décembre 1574. Evêque de Metz, archevêque de Reims, cardinal en 1547, administrateur de plusieurs évêchés et abbayes, il possédait es-noms les résidences ou hôtels suivants. — «L'ostel de Reims», ou de l'Archevêque de Reims, occupait l'espace circonscrit par les rues Hautefeuille, du Jardinet, du Paon et le cul-de-sac du même nom dans lequel s'ouvrait l'entrée principale de celte demeure, contiguë à l'hôtel de Rouen (voir la note précédente). — «Clugny» : résidence de l'abbé de Cluny, cel hôtel, construit sur la rue des Mathurins par le cardinal Georges d'Amboise, existe encore contigu aux ruines du palais gallo-romain des Thermes. — «Fescamp»: l'hôtel de Fécamp, occupait le vaste périmètre circonscrit par le collège de Tours, la rue Serpente, la rue Hautefeuille et la rue Percée, qui a été emportée par le boulevard Saint-Germain. Quelques parties de cet édifice existent encore. — «Le colleige de Clugny» : fondé en 1269 par Yvon de Vergy, vingt-cinquième abbé de Cluny, il était situé au sud de la place actuelle de la Sorbonne, contigu au passage des Jacobins (rue Cujas) qui longeait le couvent des Frères-Prêcheurs de
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